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La 15e Biennale de Lyon en 200 secondes chrono

On la disait menacée… Au lieu de quoi la biennale de Lyon entre dans une nouvelle ère. Adieu la Sucrière, son site historique : elle investit désormais les anciennes usines d’électroménager Fagor-Brandt, dans le quartier Gerland. 18 000 m2 d’une semi-ruine industrielle, friche qui résume « toute la violence de l’économie libérale, et a beaucoup inspiré les artistes venus le visiter », résume l’équipe du Palais de Tokyo, chargée d’orchestrer l’événement. Car, c’est inédit, près de 90 % des œuvres ont été produites pour l’occasion. Sélection resserrée, avec une cinquantaine de plasticiens comme Bianca Biondi, Pamela Rosenkranz, Philippe Quesne, Felipe Arturo, Thomas Feuerstein et bien d’autres venus du monde entier, qui ont pour l’instant échappé aux radars.


Plutôt qu’une exposition, c’est un véritable écosystème qu’ils engendrent ici. Bactéries, plantes, cristaux, molécules, tous les règnes du vivant entrent en jeu dans ce paysage où l’homme est remis à sa place : comme un acteur parmi tant d’autres, et pas des plus tendres pour son environnement. D’un musée du café à une banquise-agora, d’un tunnelier géant à des peintures sur soie, d’un bureau des pleurs à des ronciers d’aluminium, les récits et les imaginaires s’enchevêtrent, au sein d’un parcours très organique. Là où les eaux se mêlent, le monde de demain se construirait-il ?

Texte : Emmanuelle Lequeux
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